Cour d'appel, 1ère chambre, 23 juin 2026 — n° 24/03589
Synthèse de la décision
Question juridique
Le défaut de régularisation d'un contrat de réservation dans le délai imparti constitue-t-il une faute imputable au bénéficiaire de la promesse, justifiant le rejet de sa demande indemnitaire et sa condamnation pour procédure abusive ?
Principe retenu
Le bénéficiaire d'une promesse de vente qui n'a pas régularisé le contrat de réservation dans le délai conventionnellement fixé, malgré les relances du promettant, commet une négligence fautive. Sa demande indemnitaire fondée sur l'inexécution de la promesse est abusive et peut être sanctionnée par des dommages-intérêts.
Faits clés
- Compromis de vente du 20 avril 2016 entre les consorts O et la société Immobilier et Aménagement
- Cession du bénéfice du compromis à la SCCV T le 26 juillet 2019, avec engagement de réserver un appartement T4 ou un local commercial au profit des époux I
- Contrat de réservation non régularisé dans le délai prévu (avant la signature de l'acte authentique de vente du 20 septembre 2019)
- Proposition de la SCCV T par courriel du 16 décembre 2020, restée sans suite
- Demande indemnitaire des époux I et de la société Immobilier et Aménagement rejetée par le tribunal
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une cession de bénéfice de compromis de vente ?
Quels sont les risques si je ne régularise pas un contrat de réservation dans le délai ?
Puis-je obtenir des dommages-intérêts si le vendeur ne respecte pas la promesse de vente ?
Qu'est-ce qu'une procédure abusive en matière immobilière ?
Quels sont les recours en cas de non-respect d'un engagement de réservation ?
Comment éviter une condamnation pour abus de procédure ?
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