Cour d'appel, première présidence, 25 juin 2026 — n° 26/00031
Synthèse de la décision
Question juridique
Le premier président peut-il arrêter l'exécution provisoire d'un jugement d'ouverture d'un redressement judiciaire en l'absence de moyens sérieux d'appel ?
Principe retenu
En application de l'article R661-1 du code de commerce, le premier président de la cour d'appel ne peut arrêter l'exécution provisoire d'un jugement d'ouverture de redressement judiciaire que lorsque les moyens à l'appui de l'appel paraissent sérieux. En l'espèce, la société appelante n'a pas démontré de moyens sérieux, le tribunal ayant motivé sa décision sans erreur manifeste d'appréciation.
Faits clés
- La SARL KING TACOS a fait l'objet d'un jugement d'ouverture de redressement judiciaire le 3 mars 2026 par le tribunal de commerce de Cusset.
- La date de cessation des paiements a été fixée au 3 septembre 2024.
- La société a relevé appel et demandé l'arrêt de l'exécution provisoire devant le premier président.
- La société ne justifiait pas du paiement effectif des échéances convenues avec certains créanciers avant le jugement.
- L'audience au fond était fixée au 2 juillet 2026.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'exécution provisoire d'un jugement d'ouverture de redressement judiciaire ?
Comment obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire d'un jugement de redressement judiciaire ?
Quels sont les moyens sérieux d'appel au sens de l'article R661-1 du code de commerce ?
Que se passe-t-il si la demande d'arrêt de l'exécution provisoire est rejetée ?
Quel est le rôle du premier président dans cette procédure ?
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