Cour d'appel, 1ère chambre, 23 juin 2026 — n° 24/01792
Synthèse de la décision
Question juridique
Le silence du vendeur sur l'existence de fissures liées à la sécheresse constitue-t-il une réticence dolosive justifiant l'annulation de la promesse de vente ?
Principe retenu
Le vendeur est tenu d'une obligation précontractuelle d'information. Le silence sciemment gardé sur un défaut affectant le bien, d'importance déterminante pour l'acheteur, constitue une réticence dolosive qui vicie le consentement et entraîne la nullité du contrat. En conséquence, la clause pénale ne peut être appliquée.
Faits clés
- Promesse de vente signée le 23 août 2021 pour une maison à [Localité 5] au prix de 120 000 €
- Les acquéreurs ont refusé de réitérer la vente le 18 novembre 2021
- Le vendeur avait connaissance de fissures liées à la sécheresse et avait effectué des travaux de reprise
- Le vendeur avait déclaré le sinistre à son assurance MRH sans en informer les acquéreurs
- Les acquéreurs ont invoqué le défaut d'information sur les fissures pour justifier leur refus
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une réticence dolosive dans le cadre d'une vente immobilière ?
Quels sont les recours de l'acheteur si le vendeur ne divulgue pas des défauts ?
La clause pénale est-elle due si la vente est annulée ?
Quels sont les effets de la nullité d'une promesse de vente ?
Le vendeur doit-il signaler les fissures même si elles sont apparentes ?
Puis-je obtenir des dommages et intérêts si j'ai renoncé à acheter à cause de fissures non divulguées ?
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