Cour d'appel, chambre etrangers/hsc, 23 juin 2026 — n° 26/00375
Synthèse de la décision
Question juridique
L'administration a-t-elle exercé toutes les diligences nécessaires pour que la rétention administrative soit la plus courte possible, en vue de l'exécution de la mesure d'éloignement ?
Principe retenu
En application de l'article L741-3 du CESEDA, l'administration doit exercer toute diligence pour que la rétention administrative soit la plus courte possible. En l'espèce, le préfet a saisi les autorités consulaires tunisiennes dès le 20 février 2026, a relancé le 16 juin 2026, et les autorités ont accusé réception le 4 juin 2026, démontrant ainsi des diligences suffisantes.
Faits clés
- M. [Q] [W], ressortissant tunisien, fait l'objet d'une interdiction temporaire du territoire français de 5 ans prononcée par la cour d'assises le 22 mai 2024.
- Arrêté de placement en rétention administrative pris le 20 mai 2026, notifié le 23 mai 2026.
- Le préfet a saisi les autorités consulaires tunisiennes d'une demande de reconnaissance le 20 février 2026.
- Les autorités tunisiennes ont répondu le 4 juin 2026 en transmettant la demande aux autorités centrales.
- Une lettre de relance a été adressée le 16 juin 2026.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quelles sont les obligations de l'administration pour que la rétention soit la plus courte possible ?
Comment contester une prolongation de rétention administrative ?
Quels sont les délais pour saisir les autorités consulaires ?
Que faire si l'administration ne fait pas assez de démarches ?
Puis-je être maintenu en rétention si les autorités consulaires ne répondent pas ?
Qu'est-ce que l'article L741-3 du CESEDA ?
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement