Cour d'appel, chambre sociale, 2 juillet 2026 — n° 25/01878
Synthèse de la décision
Question juridique
La démission d'une salariée enceinte, intervenue après un refus de retour anticipé de congé parental, peut-elle être requalifiée en prise d'acte de rupture du contrat de travail aux torts de l'employeur pour discrimination ?
Principe retenu
La démission doit être claire et non équivoque. Pour être requalifiée en prise d'acte, la salariée doit démontrer des manquements graves de l'employeur. En l'espèce, le refus de retour anticipé de congé parental ne constitue pas un différend rendant la démission équivoque, et la discrimination alléguée n'est pas établie.
Faits clés
- Salariée engagée comme employée administrative/hôtesse d'accueil en CDI à partir de juin 2020
- Congé pathologique prénatal puis congé maternité de mars à juillet 2022
- Démission par lettre du 19 décembre 2022
- Refus de l'employeur d'accorder un retour anticipé de congé parental
- Candidature de la salariée le même jour sur un poste de secrétaire après-vente dans l'entreprise
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Puis-je requalifier ma démission en prise d'acte si mon employeur refuse mon retour anticipé de congé parental ?
Quels sont les critères pour qu'une démission soit considérée comme non équivoque ?
Comment prouver une discrimination pour obtenir la nullité de la rupture ?
Le refus d'un retour anticipé de congé parental est-il un manquement grave de l'employeur ?
Puis-je contester ma démission si je n'ai pas mentionné de griefs dans ma lettre ?
Quels sont les effets d'une prise d'acte aux torts de l'employeur ?
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