Cour d'appel, chambre civile 1-2, 30 juin 2026 — n° 25/01632
Synthèse de la décision
Question juridique
Les nuisances sonores (aboiements de chien, bruits de pas, claquements de porte) constituent-elles un trouble anormal du voisinage justifiant l'engagement de la responsabilité du bailleur et des voisins ?
Principe retenu
Le trouble anormal du voisinage suppose un trouble excédant les inconvénients ordinaires du voisinage. En l'espèce, les nuisances invoquées (aboiements, bruits de pas, claquements de porte) ne présentent pas un caractère suffisamment grave ou répété pour caractériser un trouble anormal. Le bailleur n'engage sa responsabilité que s'il est démontré qu'il n'a pas pris les mesures nécessaires pour faire cesser le trouble, ce qui n'est pas établi en l'absence de preuves tangibles.
Faits clés
- Mme [R] est locataire d'un logement T2 depuis août 2017
- Elle se plaint d'aboiements répétés du chien des voisins, M. et Mme [W]
- Elle invoque également des bruits de pas et claquements de porte
- Les nuisances sont survenues principalement entre 2021 et 2023
- Le bailleur CDC Habitat Social a adressé des courriers de rappel aux voisins
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Les aboiements d'un chien constituent-ils un trouble anormal du voisinage ?
Le bailleur est-il responsable des nuisances causées par mes voisins ?
Comment prouver un trouble anormal du voisinage ?
Puis-je obtenir des dommages et intérêts pour nuisance sonore de voisinage ?
Quels sont les critères pour caractériser un trouble anormal du voisinage ?
Puis-je demander une astreinte pour faire cesser les aboiements ?
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