Cour d'appel, ch civ. 1-4 copropriété, 23 juin 2026 — n° 24/03102
Synthèse de la décision
Question juridique
L'indemnité d'immobilisation prévue dans une promesse synallagmatique de vente constitue-t-elle une clause pénale empêchant toute demande de dommages-intérêts supplémentaires en cas de non-réalisation de la vente ?
Principe retenu
Dans une promesse synallagmatique de vente, l'indemnité d'immobilisation convenue pour le cas où l'acquéreur refuse de signer l'acte après réalisation des conditions suspensives constitue une clause pénale. En conséquence, le vendeur ne peut obtenir, en sus de cette indemnité, des dommages-intérêts supplémentaires pour le préjudice subi.
Faits clés
- Promesse synallagmatique de vente d'un ensemble immobilier signée le 8 novembre 2019
- Prix de vente de 142 000 euros
- Condition suspensive d'obtention d'un prêt de 190 000 euros, avec justification au plus tard le 20 mars 2020
- Délai reporté au 1er juillet 2020 en raison de l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 (Covid-19)
- Indemnité d'immobilisation de 14 200 euros prévue en cas de non-réalisation de la vente par la faute de l'acquéreur
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une promesse synallagmatique de vente ?
L'indemnité d'immobilisation est-elle une clause pénale ?
Le vendeur peut-il réclamer des dommages-intérêts en plus de l'indemnité d'immobilisation ?
Quels sont les effets de l'ordonnance Covid-19 sur les délais dans cette affaire ?
Que se passe-t-il si l'acquéreur ne signe pas l'acte après avoir obtenu son prêt ?
Qu'est-ce que l'article 700 du code de procédure civile ?
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