Cour d'appel, chambre civile 1-7, 18 juin 2026 — n° 26/03983
Synthèse de la décision
Question juridique
La délivrance d'une convocation devant le juge correctionnel (COPJ) fait-elle obstacle au placement en rétention administrative d'un étranger en situation irrégulière ?
Principe retenu
La délivrance d'une convocation devant le juge correctionnel (COPJ) ne paralyse pas l'action préfectorale de placement en rétention administrative, dès lors que l'étranger peut se faire représenter devant le juge correctionnel et que la menace à l'ordre public est caractérisée.
Faits clés
- M. [C] [R], ressortissant algérien, a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) le 30 novembre 2025.
- Il a été placé en rétention administrative le 12 juin 2026 par le préfet des Yvelines.
- Une convocation devant le juge correctionnel (COPJ) lui a été délivrée le 12 juin 2026 pour des faits de vol commis le 2 juin 2026.
- Le juge du tribunal judiciaire de Versailles a ordonné la prolongation de la rétention pour 26 jours le 16 juin 2026.
- M. [C] [R] a interjeté appel de cette ordonnance le 17 juin 2026.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Peut-on être placé en rétention administrative alors qu'on a une convocation devant le tribunal correctionnel (COPJ) ?
Quels sont les droits d'un étranger convoqué au pénal et placé en rétention ?
Comment contester une prolongation de rétention administrative ?
Qu'est-ce qu'une COPJ et quel est son effet sur la rétention ?
La menace à l'ordre public justifie-t-elle la rétention malgré une COPJ ?
Quels sont les recours contre un placement en rétention administrative ?
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