Cour d'appel, chambre sociale 4-6, 25 juin 2026 — n° 24/02432
Synthèse de la décision
Question juridique
La prise d'acte de la rupture du contrat de travail par la salariée doit-elle être requalifiée en démission lorsque les griefs invoqués ne sont pas établis ?
Principe retenu
La prise d'acte de la rupture du contrat de travail par le salarié produit les effets d'une démission si les faits invoqués ne justifient pas la rupture aux torts de l'employeur. Il appartient au salarié d'établir des manquements suffisamment graves de l'employeur empêchant la poursuite du contrat de travail.
Faits clés
- Salariée engagée comme assistante administrative en CDI le 2 septembre 2019
- Arrêt maladie du 16 décembre 2022 au 3 mars 2023
- Avertissement notifié le 24 février 2023 pour négligences graves (absence de déclaration de salariés aux organismes sociaux)
- Salariée a pris acte de la rupture le 3 mars 2023
- Conseil de prud'hommes a requalifié la prise d'acte en démission et condamné la salariée à payer une indemnité compensatrice de préavis
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une prise d'acte de la rupture du contrat de travail ?
Quels sont les risques si ma prise d'acte est requalifiée en démission ?
Puis-je prendre acte de la rupture pendant un arrêt maladie ?
Quels types de manquements de l'employeur peuvent justifier une prise d'acte ?
Comment se déroule la procédure en cas de prise d'acte contestée ?
L'employeur doit-il prouver un préjudice pour que la prise d'acte soit requalifiée en démission ?
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