Cour d'appel, chambre sociale 4-3, 22 juin 2026 — n° 26/01646
Synthèse de la décision
Question juridique
Une omission dans le dispositif d'un arrêt d'appel d'une condamnation à une indemnité conventionnelle de licenciement, pourtant prévue dans les motifs, peut-elle être rectifiée sur le fondement de l'article 462 du code de procédure civile ?
Principe retenu
Les erreurs et omissions matérielles qui affectent un jugement, même passé en force de chose jugée, peuvent toujours être réparées par la juridiction qui l'a rendu, selon ce que le dossier révèle ou, à défaut, ce que la raison commande. En l'espèce, l'omission dans le dispositif de l'arrêt de la condamnation à l'indemnité conventionnelle de licenciement, pourtant expressément prévue dans les motifs, constitue une erreur matérielle susceptible d'être rectifiée.
Faits clés
- Arrêt du 15 juin 2026 de la cour d'appel de Versailles confirmant partiellement un jugement prud'homal
- Dans les motifs, la cour a décidé de majorer l'indemnité conventionnelle de licenciement à 42 020,35 euros
- Cette condamnation n'a pas été reprise dans le dispositif de l'arrêt
- Requête en rectification d'erreur matérielle déposée par M. [V] le 19 juin 2026
- La cour constate l'omission et ordonne la rectification du dispositif
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une erreur matérielle dans un arrêt ?
Comment demander la rectification d'une omission de statuer ?
Quel est le délai pour demander une rectification d'erreur matérielle ?
Dans cette affaire, quelle était l'erreur matérielle ?
La rectification d'erreur matérielle peut-elle modifier le montant d'une indemnité ?
Quels sont les frais pour une requête en rectification d'erreur matérielle ?
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