Cour d'appel, etrangers, 29 juin 2026 — n° 26/00612
Synthèse de la décision
Question juridique
Le juge peut-il ordonner une troisième prolongation de la rétention administrative d'un étranger faisant l'objet d'un arrêté d'expulsion, en raison d'une menace à l'ordre public, malgré l'absence de perspectives d'éloignement à bref délai ?
Principe retenu
La prolongation de la rétention administrative au-delà de la durée maximale de 90 jours peut être ordonnée lorsque l'étranger fait l'objet d'une mesure d'expulsion et constitue une menace à l'ordre public, même si les perspectives d'éloignement ne sont pas immédiates. Le juge doit apprécier la menace à l'ordre public au regard du comportement de l'intéressé.
Faits clés
- M. [U], ressortissant algérien né en 1969, fait l'objet d'un arrêté d'expulsion du 15 mars 2024.
- Il a été placé en rétention administrative le 29 avril 2026.
- Une deuxième prolongation de la rétention a été autorisée le 28 mai 2026, confirmée en appel.
- Le 26 juin 2026, la préfecture sollicite une troisième prolongation.
- Le premier juge a refusé la prolongation le 27 juin 2026, ordonnant la remise en liberté.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une troisième prolongation de rétention administrative ?
Le ministère public peut-il faire appel d'une décision de remise en liberté ?
Quels sont les motifs de prolongation de la rétention au-delà de 90 jours ?
Qu'est-ce qu'un recours suspensif ?
Quels sont les droits d'un étranger lors d'une audience de prolongation de rétention ?
La menace à l'ordre public est-elle un motif suffisant pour prolonger la rétention ?
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