Cour d'appel, referes 1° president, 26 juin 2026 — n° 26/00053
Synthèse de la décision
Question juridique
La question prioritaire de constitutionnalité portant sur l'article L723-4 du code de commerce relative à l'indépendance et l'impartialité des juges consulaires présente-t-elle un caractère sérieux justifiant sa transmission à la Cour de cassation ?
Principe retenu
La question prioritaire de constitutionnalité doit être transmise si elle présente un caractère sérieux. En l'espèce, la question posée ne présente pas de caractère sérieux car les dispositions critiquées prévoient des procédures de récusation, de suspicion légitime ou d'abstention, et la déclaration d'intérêts au chef de juridiction n'est pas contrôlée par ce dernier mais recueillie pour prévenir les conflits d'intérêts. Aucun élément ne justifie une suspicion a priori sur l'impartialité des juges consulaires.
Faits clés
- La SASU HVFM a soulevé une question prioritaire de constitutionnalité portant sur l'article L723-4 du code de commerce.
- La question portait sur l'indépendance et l'impartialité des juges consulaires.
- Le tribunal de commerce de Toulouse a refusé de transmettre la question par jugement du 28 novembre 2023.
- La SASU HVFM a interjeté appel de ce jugement.
- L'affaire a été renvoyée devant la cour d'appel de Montpellier, puis transmise à la cour d'appel de Toulouse.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) ?
Sur quels motifs la société HVFM a-t-elle soulevé la QPC ?
Pourquoi la cour d'appel a-t-elle refusé de transmettre la QPC ?
Quels sont les recours possibles contre un refus de transmission d'une QPC ?
Un juge consulaire peut-il être récusé pour conflit d'intérêts ?
Quelle est la différence entre une QPC et un appel classique ?
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