Cour d'appel, 7ème ch prud'homale, 2 juillet 2026 — n° 26/00192
Synthèse de la décision
Question juridique
Le conseiller de la mise en état peut-il fixer prioritairement une affaire au motif que les droits d'une partie sont en péril, lorsque cette partie invoque le péril des droits de l'autre partie ?
Principe retenu
La fixation prioritaire d'une affaire sur le fondement de l'article 917 du code de procédure civile suppose que la partie qui la sollicite démontre que ses propres droits sont en péril. Elle n'est pas recevable à invoquer le péril des droits de l'autre partie, sauf si celle-ci formule elle-même une telle demande.
Faits clés
- M. [T] a saisi le conseil de prud'hommes pour résiliation judiciaire de son contrat de travail.
- La société [1] a fait l'objet d'une procédure de sauvegarde et d'un plan de sauvegarde.
- La société [1] a demandé la fixation prioritaire de l'affaire en invoquant le péril de ses droits et ceux de M. [T].
- M. [T] n'a pas formulé de demande de fixation prioritaire.
- La société [1] ne démontre pas en quoi ses propres droits sont en péril.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la fixation prioritaire d'une affaire ?
Qui peut demander la fixation prioritaire ?
Mon employeur est en sauvegarde, puis-je demander une audience prioritaire ?
Que se passe-t-il si la demande de fixation prioritaire est rejetée ?
Qu'est-ce que le péril des droits ?
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