Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 1 juillet 2026 — n° 26/03721
Synthèse de la décision
Question juridique
L'absence d'interprète en langue des signes lors de l'audience de prolongation de rétention administrative d'une personne sourde constitue-t-elle une irrégularité justifiant la remise en liberté ?
Principe retenu
L'article 76 de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 impose aux juridictions de fournir aux personnes sourdes un dispositif de communication adapté, notamment un interprète en langue des signes. La méconnaissance de cette obligation entache d'irrégularité la procédure, sauf s'il est établi que l'intéressé a pu présenter des observations ou une note en délibéré.
Faits clés
- M. [D] [B], de nationalité tunisienne, est sourd et nécessite un interprète en langue des signes.
- Lors de l'audience du 28 juin 2026 devant le juge des libertés et de la détention, aucun interprète en langue des signes n'était présent.
- Le premier juge a ordonné la mise en liberté pour irrégularité de la procédure.
- Le préfet de police a interjeté appel en soutenant l'existence de moyens de communication alternatifs et l'assistance d'un avocat.
- La cour d'appel a confirmé l'ordonnance de mise en liberté.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Un étranger sourd a-t-il droit à un interprète en langue des signes lors d'une audience de rétention administrative ?
Que se passe-t-il si aucun interprète n'est présent pour une personne sourde en rétention ?
La présence d'un avocat suffit-elle à compenser l'absence d'interprète en langue des signes ?
Quels sont les recours possibles en cas d'absence d'interprète en langue des signes lors d'une audience de rétention ?
L'article 76 de la loi de 2005 s'applique-t-il aux audiences de rétention administrative ?
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