Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 1 juillet 2026 — n° 26/03718
Synthèse de la décision
Question juridique
Le placement en rétention administrative d'un étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français est-il justifié lorsqu'il présente des garanties de représentation (emploi stable et hébergement) ?
Principe retenu
Le juge judiciaire contrôle la légalité de la décision de placement en rétention à la date à laquelle elle a été prise. L'administration doit apprécier le risque de soustraction à l'obligation de quitter le territoire en tenant compte de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé. La seule production tardive d'éléments matériels ne suffit pas à effacer le risque de soustraction, mais si l'étranger justifie de garanties de représentation suffisantes (emploi stable, hébergement), le placement en rétention peut être entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Faits clés
- M. [Y] [W] [O], de nationalité indienne, a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 24 juin 2026.
- Il a été placé en rétention administrative le même jour.
- Il dispose d'un travail stable et d'un hébergement chez M. [D] [L].
- Le premier juge a ordonné sa mise en liberté le 28 juin 2026 pour absence de risque de fuite.
- Le préfet de police a interjeté appel le 29 juin 2026.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Puis-je être placé en rétention si j'ai un travail stable et un logement ?
Comment contester un placement en rétention administrative ?
Qu'est-ce qu'une erreur manifeste d'appréciation en matière de rétention ?
Le préfet doit-il examiner ma situation personnelle avant de me placer en rétention ?
Quels sont les recours possibles après une ordonnance de mise en liberté ?
Puis-je être assigné à résidence plutôt que placé en rétention ?
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