Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 1 juillet 2026 — n° 26/03708
Synthèse de la décision
Question juridique
La deuxième prolongation de la rétention administrative d'un étranger est-elle légale en l'absence de perspectives d'éloignement et malgré l'absence de diligences suffisantes de l'administration ?
Principe retenu
Le juge judiciaire n'est pas compétent pour apprécier la légalité des décisions relatives au séjour et à l'éloignement, ni pour contrôler les relations diplomatiques avec les consulats. Il lui appartient seulement de vérifier les diligences accomplies par l'administration pour permettre l'éloignement, sans exiger des actes sans effectivité.
Faits clés
- M. [U] [X], ressortissant afghan, a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire le 20 janvier 2026.
- Il a été placé en rétention le 29 mai 2026.
- Le 28 juin 2026, le juge a ordonné une deuxième prolongation de la rétention pour 30 jours.
- M. [X] a interjeté appel en invoquant le défaut de régularité de la saisine, l'absence de pièces justificatives, des diligences illégales et l'absence de perspectives d'éloignement.
- Le préfet a soutenu que les moyens n'étaient pas fondés.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une deuxième prolongation de rétention administrative ?
Le juge peut-il refuser la prolongation si l'éloignement est impossible ?
Quels sont les moyens de contestation d'une prolongation ?
Puis-je contester l'OQTF devant le juge de la rétention ?
Que faire si l'administration ne fait pas de relances auprès du consulat ?
Quelle est la durée totale maximale de rétention administrative ?
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