Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 30 juin 2026 — n° 26/03692
Synthèse de la décision
Question juridique
L'appel contre une ordonnance de prolongation de rétention administrative est-il manifestement irrecevable en l'absence de circonstance nouvelle de fait ou de droit depuis le placement en rétention ?
Principe retenu
En application de l'article L. 743-23 du CESEDA, le premier président peut rejeter la déclaration d'appel sans convocation préalable des parties s'il apparaît qu'aucune circonstance nouvelle de fait ou de droit n'est intervenue depuis le placement en rétention administrative ou son renouvellement, ou que les éléments fournis ne permettent pas de justifier qu'il soit mis fin à la rétention.
Faits clés
- M. [N] [A] [L], ressortissant algérien, a été placé en rétention administrative.
- Le 27 juin 2026, le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Meaux a ordonné la prolongation de la rétention pour 26 jours.
- M. [L] a interjeté appel le 29 juin 2026, invoquant notamment l'insuffisance de motivation sur sa vulnérabilité médicale.
- Le préfet du Loir-et-Cher a présenté des observations le 29 juin 2026.
- L'état de santé de M. [L] a été pris en compte par l'administration, mais aucun certificat médical n'a établi d'incompatibilité avec la rétention.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Puis-je faire appel d'une ordonnance de prolongation de rétention administrative ?
Qu'est-ce qu'un appel manifestement irrecevable en matière de rétention ?
L'état de santé peut-il justifier la fin de la rétention administrative ?
Quels sont les critères pour une assignation à résidence judiciaire ?
Le juge peut-il rejeter mon appel sans m'entendre ?
Comment prouver que ma rétention est illégale ?
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