Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 27 juin 2026 — n° 26/03656
Synthèse de la décision
Question juridique
L'appel contre une ordonnance de prolongation de rétention administrative est-il manifestement irrecevable lorsque les moyens soulevés sont inopérants ou insuffisamment étayés ?
Principe retenu
En application de l'article L. 743-23 du CESEDA, un appel manifestement irrecevable peut être rejeté sans convocation préalable des parties. Les moyens relatifs à la légalité de la décision d'éloignement relèvent de la compétence du juge administratif, et non du juge judiciaire saisi de la rétention. L'absence de perspectives d'éloignement est inopérante si le délai de rétention restant est suffisant et que les démarches consulaires sont en cours.
Faits clés
- M. [C] [G], ressortissant algérien, a été placé en rétention administrative.
- Le préfet a saisi les autorités consulaires algériennes le 20 juin 2026.
- L'appelant invoque des troubles psychiatriques et une opération sans fournir de justificatifs.
- Le registre actualisé mentionne le recours contre la décision d'éloignement.
- La déclaration d'appel ne formule aucune demande précise ni ne développe de moyen sérieux.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Mon appel contre la prolongation de ma rétention a été rejeté sans audience, est-ce légal ?
Quels sont les motifs pour qu'un appel en rétention soit jugé manifestement irrecevable ?
Puis-je contester la décision d'éloignement devant le juge judiciaire ?
Que faire si je n'ai pas de perspectives d'éloignement mais que ma rétention est prolongée ?
Comment prouver que mon état de santé justifie la fin de la rétention ?
Le préfet doit-il produire le registre actualisé lors de la demande de prolongation ?
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