Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 27 juin 2026 — n° 26/03654
Synthèse de la décision
Question juridique
La transmission non autorisée d'une audition de garde à vue à des autorités consulaires étrangères constitue-t-elle une violation du secret de l'enquête justifiant la mainlevée de la rétention administrative ?
Principe retenu
La transmission d'une audition de garde à vue à des autorités consulaires étrangères sans autorisation du procureur de la République constitue une violation du secret de l'enquête, portant atteinte aux droits de l'intéressé, et justifie la mainlevée de la rétention administrative en application de l'article L. 743-12 du CESEDA.
Faits clés
- M. [P] [E], ressortissant algérien, a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 20 juin 2026.
- Il a été placé en rétention administrative le même jour.
- Le préfet a saisi le juge pour prolongation de la rétention.
- L'administration a transmis aux autorités consulaires algériennes une audition de garde à vue de M. [E] pour des faits criminels, sans autorisation du procureur.
- Le premier juge a ordonné la mise en liberté pour violation du secret de l'enquête.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le secret de l'enquête en matière de rétention administrative ?
Puis-je obtenir la mainlevée de ma rétention si mon audition de garde à vue a été transmise à mon consulat ?
Qu'est-ce que l'article L. 743-12 du CESEDA ?
Le juge peut-il contrôler la transmission de pièces à un consulat ?
Qu'est-ce qu'un acte de gouvernement en droit des étrangers ?
Quels sont les recours contre une ordonnance de maintien en rétention ?
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement