Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 27 juin 2026 — n° 26/03651
Synthèse de la décision
Question juridique
L'absence de notification d'une ordonnance d'irrecevabilité rendue par la cour d'appel dans le cadre d'une procédure de rétention administrative rend-elle la procédure irrégulière et justifie-t-elle le rejet de la requête en prolongation de la rétention ?
Principe retenu
L'administration doit produire la preuve de la notification de toutes les décisions judiciaires affectant la privation de liberté. L'absence de notification d'une ordonnance d'irrecevabilité de la cour d'appel, qui empêche l'intéressé de connaître les motifs de sa privation de liberté, constitue un grief et rend la requête en prolongation de la rétention irrecevable, même si la décision est mentionnée au registre.
Faits clés
- M. [X] [K], ressortissant algérien, placé en rétention administrative le 26 avril 2026
- Ordonnance d'irrecevabilité rendue par la cour d'appel de Paris le 28 mai 2026
- Cette ordonnance n'a pas été notifiée à l'intéressé
- La seule mention de la décision au registre avec émargement le 24 juin 2026
- L'administration n'a pas justifié d'une impossibilité de joindre la notification à la requête
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Que se passe-t-il si l'administration ne me notifie pas une décision de justice dans le cadre de ma rétention ?
La simple mention d'une décision au registre suffit-elle à remplacer une notification ?
Qu'est-ce qu'un grief dans le cadre d'une procédure de rétention administrative ?
Puis-je obtenir la mainlevée de ma rétention si l'administration ne produit pas la preuve de notification ?
L'administration peut-elle régulariser l'absence de notification en cours d'audience ?
Quels recours contre une ordonnance de prolongation de rétention fondée sur une procédure irrégulière ?
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