Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 26 juin 2026 — n° 26/03647
Synthèse de la décision
Question juridique
L'appel contre une ordonnance de prolongation de rétention administrative est-il manifestement irrecevable en l'absence de circonstance nouvelle de fait ou de droit et de critique de la motivation du premier juge ?
Principe retenu
En application de l'article L. 743-23, alinéa 2, du CESEDA, l'appel peut être rejeté sans convocation préalable des parties s'il n'apparaît aucune circonstance nouvelle de fait ou de droit depuis le placement en rétention ou son renouvellement, ou si les éléments fournis ne permettent manifestement pas de justifier qu'il soit mis fin à la rétention. La critique de l'arrêté de placement en rétention relève de la compétence du juge administratif, et non du juge judiciaire.
Faits clés
- M. X, se disant [P] [D], de nationalité tunisienne, a été placé en rétention administrative.
- Le 24 juin 2026, le juge des libertés et de la détention de Meaux a ordonné la prolongation de la rétention pour 26 jours.
- M. X a interjeté appel le 25 juin 2026.
- La déclaration d'appel contient des développements stéréotypés et une critique de l'arrêté de placement en rétention, sans critiquer la motivation du premier juge.
- Aucune circonstance nouvelle de fait ou de droit n'est invoquée.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un appel manifestement irrecevable en matière de rétention administrative ?
Puis-je critiquer l'arrêté de placement en rétention devant le juge judiciaire lors de l'appel ?
Que dois-je faire pour que mon appel contre une prolongation de rétention soit recevable ?
Mon appel a été rejeté sans audience, est-ce légal ?
Quels sont les recours possibles après le rejet de mon appel en rétention ?
Le juge judiciaire peut-il annuler une OQTF ?
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