Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 25 juin 2026 — n° 26/03620
Synthèse de la décision
Question juridique
Le maintien en rétention administrative d'un étranger est-il possible lorsque son pays d'origine a refusé de le reconnaître comme ressortissant et qu'aucune autre démarche n'a été entreprise auprès d'autres États ?
Principe retenu
Un étranger ne peut être maintenu en rétention que pour le temps strictement nécessaire à son départ. L'administration doit exercer toutes diligences pour exécuter la mesure d'éloignement. En l'absence de perspectives raisonnables d'exécution, notamment lorsque le pays d'origine refuse de reconnaître l'intéressé comme son ressortissant et qu'aucune autre piste n'est explorée, la prolongation de la rétention n'est pas justifiée.
Faits clés
- M. [V] [B] [H] [O], de nationalité sénégalaise, a été placé en rétention administrative.
- Le Sénégal a refusé expressément de reconnaître l'intéressé comme son ressortissant en 2024.
- L'administration n'a pas saisi les autorités d'un autre pays que le Sénégal.
- L'administration se borne à conjecturer que le Sénégal pourrait changer d'avis en 2026.
- Le juge judiciaire avait déjà entériné le refus de reconnaissance par le Sénégal.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour prolonger une rétention administrative ?
Que se passe-t-il si le pays d'origine refuse de reconnaître l'étranger ?
Qu'est-ce que l'article L741-3 du CESEDA ?
Un étranger peut-il être libéré si son éloignement est impossible ?
Quels sont les recours contre une décision de prolongation de rétention ?
Qu'est-ce qu'une 'conjecture divinatoire' dans cette décision ?
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