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Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 24 juin 2026 — n° 26/03581

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Synthèse de la décision

Question juridique

La décision de placement en rétention administrative de M. [T] [R] est-elle régulière et justifie-t-elle sa mise en liberté immédiate ?

Principe retenu

La régularité d'une décision de placement en rétention administrative doit être appréciée au regard des éléments concrets et circonstanciés présentés au juge. En cas d'insuffisance manifeste des éléments justifiant la rétention, le juge ordonne la mise en liberté de l'intéressé.

Faits clés

  • Placement en rétention administrative de M. [T] [R], ressortissant tunisien, né le 23 juin 1994
  • Ordonnance du 22 juin 2026 du tribunal judiciaire d'Evry déclarant régulière la décision de placement en rétention mais ordonnant la mise en liberté de M. [T] [R]
  • Appel du préfet contestant la mise en liberté
  • Cour d'appel de Paris confirmant l'ordonnance du tribunal judiciaire d'Evry le 24 juin 2026
  • Décision fondée sur l'insuffisance manifeste des éléments justifiant la rétention malgré les réquisitions écrites du ministère public

Articles cités

article L. 742-1 et suivants du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article 955 du Code de procédure civile

Exposé du litige

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS COUR D'APPEL DE PARIS L. 742-1 et suivants du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ORDONNANCE DU 24 juin 2026 (1 pages) Numéro d'inscription au répertoire général et de décision : B N° RG 26/03581 - N° Portalis 35L7-V-B7K-CNNZF Décision déférée : ordonnance rendue le 22 juin 2026, à 11h10, par le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Evry Nous, Marie-Sygne Bunot-Rouillard, conseillère à la cour d'appel de Paris, agissant par délégation du premier président de cette cour, assistée de Camille Besson, greffière aux débats et au prononcé de l'ordonnance, APPELANT LE PREFET DE L'ESSONNE représenté par Me Isabelle Zerad, du cabinet Tomasi, avocat au barreau de Lyon, présent en salle d'audience au centre de rétention administrative du [Etablissement 1], plaidant par visioconférence INTIMÉ M. [T] [R] né le 23 Juin 1994 à [Localité 1] en Tunisie de nationalité tunisienne demeurant [Adresse 1] représenté par Me Ruben Garcia, avocat au barreau de Paris, LIBRE,non comparant, représenté, convoqué par le commissariat territorialement compétent à l'adresse ci-dessus indiquée ; MINISTÈRE PUBLIC, avisé de la date et de l'heure de l'audience, ORDONNANCE : - contradictoire, - prononcée en audience publique, - Vu l'ordonnance du 22 juin 2026 du magistrat du siège du tribunal judiciaire d' Evry ordonnant la jonction de la procédure introduite par le préfet de l'Essonne enregistrée sous le N° 26/00433 et celle introduite par M. [T] [R] enregistrée sous le N° 26/00435 - sur la régularité de la décision de placement en rétention : déclarant recevable la requête de M. [T] [R], déclarant la décision de placement en rétention prononcée à l'encontre de M. [T] [R] régulière et ordonnant en conséquence la mise en liberté de M. [T] [R]. En conséquence, disant n'y avoir lieu à statuer sur sur la demande de prolongation de la rétention administrative de M. [T] [R] ; - Vu l'appel motivé interjeté le 22 juin 2026, à 15h26, par le conseil du préfet du Cher ; - Vu l'avis d'audience, donné par courriel le 23 juin 2026 à 09h44 à Me Ruben Garcia, avocat au barreau de Paris, conseil choisi ; - Vu les conclusions intimé reçues par courriel en date du 23 juin 2026 à 15h07 par le conseil de M. [T] [R] ; - Après avoir entendu les observations : du conseil du préfet tendant à l'infirmation de l'ordonnance ; de l' avocat de M. [T] [R], qui demande la confirmation de l'ordonnance ;

Motivations de la décision

SUR QUOI, L'article 955 du Code de procédure civile dispose que « En cas de confirmation d'un jugement, la cour peut statuer par adoption de ses motifs ou par motifs propres. Dans ce cas, elle est réputée avoir adopté les motifs du jugement qui ne sont pas contraires aux siens. » C'est par une analyse détaillée, circonstanciée et des motifs pertinents qu'il convient d'adopter que le premier juge a répondu au moyen à nouveau débattu en appel tenant à l'insuffisance manifeste des éléments ayant présidé au contrôle de l'intéressé tel qu'il s'est déroulé, même au visa des réquisitions écrites du ministre public. PAR CES MOTIFS CONFIRME l'ordonnance

Dispositif

ORDONNONS la remise immédiate au procureur général d'une expédition de la présente ordonnance. Fait à [Localité 2] le 24 juin 2026 à LE GREFFIER, LE PRÉSIDENT, REÇU NOTIFICATION DE L'ORDONNANCE ET DE L'EXERCICE DES VOIES DE RECOURS: Pour information: L'ordonnance n'est pas susceptible d'opposition. Le pourvoi en cassation est ouvert à l'étranger, à l'autorité administrative qui a prononcé le maintien en zone d'attente ou la rétention et au ministère public. Le délai de pourvoi en cassation est de deux mois à compter de la notification. Le pourvoi est formé par déclaration écrite remise au secrétariat greffe de la Cour de cassation par l'avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation constitué par le demandeur. Le préfet ou son représentant L'avocat de l'intéressé

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une rétention administrative ?
La rétention administrative est une mesure privative de liberté décidée par l'autorité administrative à l'encontre d'un étranger en vue de son éloignement du territoire français.
Comment un étranger peut-il contester son placement en rétention ?
L'étranger peut saisir le juge judiciaire qui contrôle la régularité de la décision de placement en rétention et peut ordonner sa mise en liberté si les éléments justifiant la rétention sont insuffisants.
Que signifie la mise en liberté ordonnée par le tribunal judiciaire ?
Cela signifie que le juge a estimé que la décision de placement en rétention n'était pas suffisamment justifiée et ordonne la levée immédiate de la privation de liberté.
Le préfet peut-il faire appel d'une décision ordonnant la mise en liberté ?
Oui, le préfet peut interjeter appel de l'ordonnance de mise en liberté devant la cour d'appel, comme cela a été fait dans cette affaire.
Quels sont les délais pour former un pourvoi en cassation contre une décision de rétention ?
Le pourvoi en cassation doit être formé dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision.
Qui peut former un pourvoi en cassation en matière de rétention administrative ?
Le pourvoi en cassation peut être formé par l'étranger concerné, l'autorité administrative ayant prononcé la rétention, ou le ministère public.

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