Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 22 juin 2026 — n° 26/03534
Synthèse de la décision
Question juridique
Une troisième prolongation de la rétention administrative est-elle possible lorsque les diligences consulaires sont achevées et qu'aucune perspective d'éloignement n'existe ?
Principe retenu
La prolongation de la rétention au-delà de trente jours n'est possible que si l'impossibilité d'exécuter l'éloignement résulte de l'un des cas prévus à l'article L. 742-4 du CESEDA. Lorsque les diligences consulaires sont terminées et qu'aucune perspective d'éloignement n'existe, le maintien en rétention n'est plus justifié, même en présence d'une menace pour l'ordre public.
Faits clés
- M. [T] [Z], ressortissant marocain, a été placé en rétention administrative.
- Les autorités consulaires marocaines ont répondu le 19 juin 2026, indiquant que l'intéressé n'était pas de nationalité marocaine.
- Le préfet a saisi les autorités consulaires algériennes le 22 juin 2026, mais aucun élément ne rattache M. [Z] à l'Algérie.
- La troisième prolongation de la rétention a été demandée sur le fondement de l'article L. 742-4 du CESEDA.
- L'ordonnance de première instance avait prolongé la rétention pour trente jours supplémentaires.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour une troisième prolongation de la rétention administrative ?
Que se passe-t-il si le consulat ne délivre pas de laissez-passer ?
La menace pour l'ordre public peut-elle justifier une prolongation de rétention ?
Quels sont les recours contre une ordonnance de prolongation de rétention ?
Qu'est-ce que l'article L. 742-4 du CESEDA ?
Puis-je être maintenu en rétention si mon pays d'origine ne me reconnaît pas ?
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