Cour d'appel, pôle 5 - chambre 8, 16 juin 2026 — n° 26/04680
Synthèse de la décision
Question juridique
L'exécution provisoire du jugement d'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire peut-elle être arrêtée en l'absence de moyens sérieux d'infirmation ou d'annulation ?
Principe retenu
L'arrêt de l'exécution provisoire d'un jugement d'ouverture de redressement judiciaire est subordonné à l'existence de moyens sérieux d'infirmation ou d'annulation. En l'espèce, la société débitrice n'a pas démontré de tels moyens, l'état de cessation des paiements étant caractérisé par un passif exigible de 48 086,24 euros pour un actif disponible de 8 302,02 euros.
Faits clés
- Jugement d'ouverture du redressement judiciaire de la SAS EMR Menuiserie rendu le 16 février 2026 par le tribunal de commerce de Meaux
- Passif déclaré de 86 649,19 euros, dont passif exigible de 48 086,24 euros
- Actif disponible de 8 302,02 euros au 30 avril 2026
- Créance BNP de 41 266,86 euros exigible depuis octobre 2024
- Créance URSSAF de 4 817,38 euros non réglée
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'exécution provisoire d'un jugement d'ouverture de redressement judiciaire ?
Comment demander l'arrêt de l'exécution provisoire ?
Quels sont les moyens sérieux retenus par le juge ?
Quelles créances sont considérées comme exigibles ?
Puis-je contester les créances déclarées pour éviter le redressement ?
Quelle est la conséquence du rejet de la demande d'arrêt de l'exécution provisoire ?
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement