Cour d'appel, pôle 1 - chambre 5, 16 juin 2026 — n° 26/03527
Synthèse de la décision
Question juridique
La demande d'arrêt de l'exécution provisoire d'un jugement condamnant solidairement un co-locataire au paiement d'une créance est-elle recevable et fondée ?
Principe retenu
L'arrêt de l'exécution provisoire peut être ordonné par le premier président en cas d'appel s'il existe un moyen sérieux d'annulation ou de réformation et si l'exécution risque d'entraîner des conséquences manifestement excessives. La partie qui a comparu en première instance sans faire valoir d'observations sur l'exécution provisoire doit démontrer que ces conséquences sont survenues postérieurement au jugement.
Faits clés
- M. [W] était co-locataire (non caution) d'un véhicule avec option d'achat du 4 octobre 2016.
- Créance cédée à l'ONCR d'un montant de 12.691,77 euros.
- Jugement du 28 mars 2025 condamnant in solidum M. [W] et la société Paris M.A.P.
- M. [W] a interjeté appel le 8 juillet 2025.
- Il a assigné en référé le 18 et 20 février 2026 pour arrêt de l'exécution provisoire.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire ?
Comment prouver des conséquences manifestement excessives ?
Qu'est-ce qu'un moyen sérieux de réformation ?
Puis-je demander l'arrêt de l'exécution provisoire si je suis co-locataire ?
Quels sont les frais en cas de rejet de la demande d'arrêt de l'exécution provisoire ?
Quel est le rôle du premier président dans une demande d'arrêt de l'exécution provisoire ?
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