Cour d'appel, chambre des rétentions, 25 juin 2026 — n° 26/02093
Synthèse de la décision
Question juridique
Le comportement de l'étranger en rétention constitue-t-il un obstacle à l'éloignement justifiant la prolongation de la rétention sur le fondement de l'article L. 742-4 3° a) du CESEDA ?
Principe retenu
La prolongation de la rétention administrative peut être ordonnée sur le fondement de l'article L. 742-4 3° a) du CESEDA lorsque l'étranger a fait obstruction à l'exécution de la mesure d'éloignement, sans qu'il soit nécessaire de caractériser une menace à l'ordre public, les critères de ce texte étant alternatifs et non cumulatifs.
Faits clés
- M. [B] [R], ressortissant tunisien, a été placé en rétention administrative le 25 avril 2026.
- Sa rétention a été prolongée à deux reprises (26 jours puis 30 jours).
- Le 23 juin 2026, le tribunal judiciaire d'Orléans a refusé une troisième prolongation.
- Le préfet de la Loire-Atlantique et le procureur ont interjeté appel.
- M. [R] a refusé de se soumettre à un test ADN et a refusé de communiquer ses empreintes digitales.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Puis-je être maintenu en rétention si je refuse un test ADN ?
Quels sont les motifs de prolongation de la rétention administrative ?
Le refus de donner mes empreintes peut-il justifier une prolongation de rétention ?
Qu'est-ce que l'obstruction à l'éloignement ?
Combien de fois peut-on prolonger une rétention administrative ?
Que faire si le juge refuse la prolongation de ma rétention ?
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