Cour d'appel, rétention_recoursjld, 30 juin 2026 — n° 26/00664
Synthèse de la décision
Question juridique
La seconde prolongation exceptionnelle de la rétention administrative d'un étranger condamné à une interdiction du territoire français est-elle légale en l'absence de perspectives d'éloignement et de diligences suffisantes de l'administration ?
Principe retenu
La seconde prolongation exceptionnelle de la rétention administrative, prévue à l'article L. 742-4 du CESEDA, est subordonnée à la démonstration par l'autorité administrative de diligences suffisantes et de perspectives raisonnables d'éloignement. En l'espèce, l'administration a justifié de démarches actives auprès des autorités consulaires turques et de l'identification d'un laissez-passer, ce qui caractérise des perspectives d'éloignement.
Faits clés
- M. [K] [Z], ressortissant turc, a été condamné le 23/02/2026 à une interdiction du territoire français de 3 ans.
- Il a été placé en rétention administrative le 28/05/2026 à sa levée d'écrou.
- Une première prolongation de 26 jours a été ordonnée le 31/05/2026.
- Le 27/06/2026, le juge a ordonné une seconde prolongation exceptionnelle de 30 jours.
- L'administration a saisi les autorités consulaires turques le 29/05/2026 et relancé le 19/06/2026.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour obtenir une seconde prolongation exceptionnelle de la rétention administrative ?
Puis-je faire appel d'une ordonnance de prolongation de rétention ?
Qu'est-ce qu'un laissez-passer consulaire et pourquoi est-il nécessaire ?
Combien de temps peut durer la rétention administrative au total ?
Que se passe-t-il si l'administration ne fait pas assez de démarches pour m'éloigner ?
Puis-je être libéré si mon pays ne délivre pas de laissez-passer ?
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