Cour d'appel, rétention_recoursjld, 25 juin 2026 — n° 26/00637
Synthèse de la décision
Question juridique
La seconde prolongation exceptionnelle de la rétention administrative d'un étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français est-elle légale en l'absence de documents de voyage et de perspectives d'éloignement ?
Principe retenu
La seconde prolongation exceptionnelle de la rétention administrative peut être ordonnée pour une durée maximale de 30 jours lorsque l'administration justifie de diligences suffisantes et que l'éloignement demeure une perspective raisonnable. L'absence de passeport et l'opposition de l'étranger à son éloignement ne constituent pas en soi un obstacle insurmontable si l'administration a accompli les démarches nécessaires auprès des autorités consulaires.
Faits clés
- M. [M] [Y], ressortissant algérien, a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai le 22 mai 2026.
- Il a été placé en rétention administrative le 23 mai 2026.
- Une première prolongation de 26 jours a été ordonnée le 27 mai 2026 et confirmée en appel le 29 mai 2026.
- Le 20 juin 2026, le préfet a sollicité une seconde prolongation exceptionnelle de 30 jours.
- M. [Y] n'a pas de passeport et s'oppose à son éloignement vers l'Algérie.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une seconde prolongation exceptionnelle de la rétention administrative ?
Quels sont les recours contre une ordonnance de prolongation de rétention ?
L'absence de passeport justifie-t-elle une prolongation de rétention ?
L'opposition de l'étranger à son éloignement peut-elle empêcher la prolongation ?
Quelles sont les conditions pour qu'une seconde prolongation exceptionnelle soit accordée ?
Que se passe-t-il si les autorités consulaires ne répondent pas ?
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