Cour d'appel, chambre sociale-2ème sect, 2 juillet 2026 — n° 26/00417
Synthèse de la décision
Question juridique
La demande en omission de statuer de France Travail visant à obtenir le remboursement des indemnités chômage versées au salarié licencié est-elle recevable et fondée ?
Principe retenu
Lorsque la cour d'appel a omis de statuer sur une demande de remboursement des indemnités chômage fondée sur l'article L.1235-4 du code du travail, elle peut, sur requête, compléter son arrêt. Le remboursement est ordonné dans la limite de six mois d'indemnités versées par l'organisme gestionnaire du régime d'assurance chômage.
Faits clés
- Licenciement de M. [P] [V] par la SAS [1] le 19 avril 2022
- Arrêt de la cour d'appel du 9 octobre 2025 ayant requalifié le licenciement en sans cause réelle et sérieuse
- France Travail a versé 9 219,60 euros d'indemnités chômage à M. [V] dans la limite de 6 mois
- La cour d'appel n'avait pas statué sur la demande de remboursement de France Travail dans son arrêt initial
- Requête en omission de statuer déposée par France Travail le 18 février 2026
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une requête en omission de statuer ?
Quelles sont les conditions pour obtenir le remboursement des indemnités chômage par l'employeur ?
Quel est le montant que l'employeur a été condamné à rembourser dans cette affaire ?
La requête en omission de statuer est-elle recevable même après le prononcé de l'arrêt ?
Que se passe-t-il si l'employeur ne rembourse pas les indemnités chômage ?
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