Cour d'appel, 1ère chambre, 22 juin 2026 — n° 25/00545
Synthèse de la décision
Question juridique
La nullité du contrat d'assurance pour fausse déclaration intentionnelle de l'assuré sur la valeur du bien est-elle encourue, et l'assureur est-il tenu à garantie en cas de sinistre survenu après la souscription d'un avenant frauduleux ?
Principe retenu
L'article L. 113-8 du code des assurances prévoit la nullité du contrat d'assurance en cas de fausse déclaration intentionnelle de l'assuré modifiant l'opinion du risque pour l'assureur. La mauvaise foi de l'assuré, caractérisée par une déclaration de valeur délibérément surévaluée, entraîne la nullité du contrat et de l'avenant, privant l'assuré de toute indemnisation.
Faits clés
- Incendie d'un immeuble à Cirey-sur-Vezouze dans la nuit du 18 novembre 2018
- Immeuble composé d'un restaurant et de deux appartements, acquis en 2014 pour 150 000 euros
- SCI Spitak a souscrit un avenant le 25 octobre 2018 déclarant une valeur de 1 763 837 euros TTC
- L'assureur a invoqué une fausse déclaration intentionnelle sur la valeur du bien
- Une information judiciaire a été ouverte, clôturée par un non-lieu le 30 janvier 2023
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une fausse déclaration intentionnelle en assurance ?
Mon contrat d'assurance peut-il être annulé après un sinistre ?
Que faire si l'assureur refuse de m'indemniser pour fausse déclaration ?
Puis-je souscrire un avenant pour augmenter la valeur assurée juste avant un sinistre ?
Quels sont les effets de la nullité du contrat d'assurance ?
L'assureur doit-il prouver ma mauvaise foi pour annuler le contrat ?
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