Cour d'appel, rétentions, 16 juin 2026 — n° 26/00312
Synthèse de la décision
Question juridique
L'administration doit-elle relancer les autorités consulaires pour obtenir un laissez-passer afin de démontrer ses diligences suffisantes pour prolonger la rétention administrative au-delà de 60 jours ?
Principe retenu
L'administration n'a pas l'obligation de relancer les autorités consulaires après un rendez-vous d'identification, car elle ne dispose d'aucun pouvoir de contrainte sur celles-ci. L'absence de relance ne constitue pas un défaut de diligences au sens de l'article L 741-3 du CESEDA, dès lors que le seul obstacle à l'éloignement est le défaut de délivrance du laissez-passer par le consulat.
Faits clés
- Monsieur [R] a fait l'objet de deux interdictions du territoire français (2021 et 2024).
- Il a été placé en rétention administrative le 16 avril 2026.
- La rétention a été prolongée à deux reprises (26 jours puis 30 jours).
- Un rendez-vous consulaire a eu lieu le 13 mai 2026 pour identification.
- L'administration n'a pas relancé le consulat entre le 13 mai et le 9 juin 2026.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
L'administration doit-elle relancer le consulat pour obtenir un laissez-passer ?
Quelles sont les diligences suffisantes pour prolonger la rétention au-delà de 60 jours ?
Puis-je contester une troisième prolongation de rétention ?
Que faire si le consulat ne délivre pas le laissez-passer ?
Quels sont les délais maximaux de rétention administrative ?
L'absence de relance du consulat est-elle un défaut de diligence ?
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