Cour d'appel, référés, 1 juillet 2026 — n° 26/00064
Synthèse de la décision
Question juridique
L'exécution provisoire de droit d'un jugement du tribunal de commerce peut-elle être arrêtée en l'absence de démonstration de conséquences manifestement excessives ?
Principe retenu
Pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire de droit, le demandeur doit démontrer l'existence d'un moyen sérieux d'annulation ou de réformation ET que l'exécution risque d'entraîner des conséquences manifestement excessives. Ces conditions sont cumulatives. À défaut de preuve de conséquences manifestement excessives, la demande est rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner le sérieux des moyens.
Faits clés
- La SAS L'AGORA a été condamnée solidairement à payer 38 918,82 € à la société MAJUMO par jugement du tribunal de commerce de Montpellier du 2 juillet 2025.
- La SAS L'AGORA a interjeté appel de ce jugement le 19 août 2025.
- La SAS L'AGORA a saisi le premier président en référé pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire de droit.
- La SAS L'AGORA n'a produit aucune pièce justificative de sa situation financière.
- La SAS L'AGORA a invoqué un risque de cessation d'activité sans le démontrer.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire d'un jugement commercial ?
Dois-je prouver ma situation financière pour demander l'arrêt de l'exécution provisoire ?
Le premier président peut-il arrêter l'exécution provisoire sans examiner le sérieux de l'appel ?
Qu'est-ce qu'une conséquence manifestement excessive ?
Puis-je demander l'arrêt de l'exécution provisoire si je suis condamné à payer une somme d'argent ?
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