Cour d'appel, rétention administrative, 28 juin 2026 — n° 26/00678
Synthèse de la décision
Question juridique
Le juge peut-il prolonger la rétention administrative d'un étranger en situation irrégulière lorsque son pays d'origine ne permet pas le retour forcé et que l'intéressé refuse le retour volontaire ?
Principe retenu
La rétention administrative ne peut être prolongée que si elle est nécessaire à l'exécution de la mesure d'éloignement. En l'absence de perspective raisonnable d'exécution de la mesure, notamment lorsque le pays d'origine ne permet pas le retour forcé et que l'intéressé refuse le retour volontaire, la prolongation n'est pas justifiée.
Faits clés
- M. X, de nationalité afghane, fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français et d'un placement en rétention administrative.
- Le préfet de l'Aube a demandé la prolongation de la rétention.
- Le juge du tribunal judiciaire de Metz a ordonné la remise en liberté le 26 juin 2026.
- Le procureur de la République a interjeté appel avec effet suspensif.
- L'administration a obtenu un laissez-passer consulaire afghan, mais l'ambassade d'Afghanistan a indiqué qu'aucun retour forcé n'était possible sans l'accord de l'intéressé.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Peut-on prolonger la rétention d'un étranger si son pays refuse le retour forcé ?
Qu'est-ce que l'obstruction à l'éloignement ?
Quels sont les critères pour prolonger une rétention administrative ?
Un étranger peut-il être maintenu en rétention si l'éloignement est impossible ?
Quels recours contre une ordonnance de prolongation de rétention ?
Qu'est-ce qu'un laissez-passer consulaire ?
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