Cour d'appel, rétention administrative, 17 juin 2026 — n° 26/00631
Synthèse de la décision
Question juridique
La prolongation de la rétention administrative d'un étranger est-elle justifiée malgré l'absence d'interprète lors de la procédure et l'absence de preuve de saisine des autorités algériennes ?
Principe retenu
L'administration doit exercer toutes diligences pour assurer le départ de l'étranger. L'absence d'interprète tout au long de la procédure n'est pas un moyen d'appel valable si elle n'est pas motivée. La saisine directe des autorités consulaires suffit à justifier les diligences, sans nécessité de prouver la saisine par la direction générale des étrangers. L'assignation à résidence judiciaire est subordonnée à la remise de l'original du passeport.
Faits clés
- M. [T] [U], de nationalité algérienne, né le 12 janvier 2004, placé en rétention administrative le 10 juin 2026.
- Première prolongation de rétention ordonnée par le juge du tribunal judiciaire de Metz le 16 juin 2026 jusqu'au 9 juillet 2026.
- Appel interjeté par l'association Assfam pour le compte de M. [U] le 16 juin 2026 à 16h53.
- Moyen soulevé : absence d'interprète en langue arabe tout au long de la procédure.
- La préfecture a produit un courriel du 11 juin 2026 adressé au consulat d'Algérie à [Localité 2] pour obtenir un laissez-passer.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quels sont les motifs de prolongation de la rétention administrative ?
L'absence d'interprète pendant la procédure peut-elle annuler la rétention ?
Comment obtenir une assignation à résidence judiciaire ?
Quelles diligences l'administration doit-elle prouver pour prolonger la rétention ?
Puis-je faire appel d'une ordonnance de prolongation de rétention ?
Que se passe-t-il si je ne remets pas mon passeport ?
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