Cour d'appel, rétention administrative, 14 juin 2026 — n° 26/00618
Synthèse de la décision
Question juridique
La prolongation de la rétention administrative pour une durée maximale de 30 jours est-elle justifiée en l'absence de perspective sérieuse d'éloignement et de diligences suffisantes de l'administration ?
Principe retenu
La rétention administrative ne peut être prolongée au-delà de trente jours que dans les cas prévus à l'article L. 742-4 du CESEDA, notamment en cas d'urgence absolue, de menace pour l'ordre public, ou d'impossibilité d'exécuter la décision d'éloignement due à des obstacles imputables à l'étranger ou à des difficultés administratives. L'administration doit exercer toutes diligences nécessaires pour exécuter la mesure d'éloignement, mais elle n'est pas responsable des délais consulaires.
Faits clés
- M. X se disant [S] [C], de nationalité algérienne, est placé en rétention administrative.
- Une première prolongation de 30 jours a été ordonnée jusqu'au 13 juin 2026.
- L'administration a sollicité un laissez-passer consulaire auprès des autorités algériennes le 28 avril 2026 et a relancé le 2 juin 2026.
- Aucune décision de refus de délivrance du laissez-passer n'a été notifiée.
- L'appelant conteste l'absence de diligences et de perspective sérieuse d'éloignement.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour une deuxième prolongation de rétention administrative ?
L'administration doit-elle prouver qu'elle fait des diligences pour mon éloignement ?
Que faire si mon pays ne délivre pas de laissez-passer ?
Puis-je demander une assignation à résidence plutôt que la rétention ?
Quels sont les délais pour faire appel d'une ordonnance de prolongation de rétention ?
L'administration est-elle responsable des retards consulaires ?
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