Cour d'appel, retentions, 16 juin 2026 — n° 26/04645
Synthèse de la décision
Question juridique
Le défaut de diligences suffisantes de l'administration pendant les quatre premiers jours de rétention justifie-t-il la mainlevée de la rétention administrative ?
Principe retenu
L'administration doit engager des diligences dès le placement en rétention pour organiser l'éloignement, mais le délai de moins de 96 heures avant la saisine du juge ne permet pas d'exiger d'autres diligences que celles déjà effectuées. L'absence de circonstance nouvelle de fait ou de droit depuis le placement en rétention justifie le rejet de l'appel sans audience.
Faits clés
- Obligation de quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour de 5 ans notifiée le 28 février 2026
- Placement en rétention administrative le 9 juin 2026
- Requête en prolongation déposée par le préfet le 13 juin 2026
- Appel interjeté le 15 juin 2026 par l'étranger
- Diligences de la préfecture auprès des autorités consulaires algériennes dès le 9 juin 2026
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
L'administration a-t-elle fait assez de démarches pendant les premiers jours de ma rétention ?
Puis-je contester ma rétention si la préfecture n'a pas agi rapidement ?
Qu'est-ce qu'une circonstance nouvelle pour demander la mainlevée de la rétention ?
Mon appel contre la prolongation de rétention peut-il être rejeté sans audience ?
Quels sont les délais pour que la préfecture organise mon éloignement ?
Que faire si je n'ai pas de passeport et que la préfecture tarde à obtenir un laissez-passer ?
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