Cour d'appel, retentions, 13 juin 2026 — n° 26/04599
Synthèse de la décision
Question juridique
Le préfet a-t-il accompli des diligences suffisantes pour organiser l'éloignement d'un étranger placé en rétention, justifiant une prolongation exceptionnelle de la rétention au-delà de 60 jours ?
Principe retenu
Le préfet n'est tenu que d'une obligation de moyens pour organiser l'éloignement. Il doit justifier de diligences réelles et sérieuses, mais ne peut se voir reprocher l'absence de réponse des autorités consulaires dans les délais, dès lors que les démarches ont été effectuées rapidement et régulièrement relancées.
Faits clés
- M. [V] [A] est né en Italie, se déclare apatride mais a initialement revendiqué la nationalité italienne
- Il est dépourvu de tout document d'identité
- Le préfet a saisi les autorités italiennes dès le 15 avril 2026 pour obtenir un laissez-passer consulaire
- Des relances ont été effectuées les 28 avril, 11 mai, 13 mai et 3 juin 2026
- Les autorités italiennes n'ont pas répondu à la date de la décision
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Le préfet peut-il prolonger ma rétention si les autorités de mon pays ne répondent pas ?
Quelles sont les diligences que l'administration doit prouver pour une prolongation exceptionnelle ?
Je suis apatride, peut-on me retenir plus de 60 jours ?
Comment contester une prolongation de rétention pour défaut de diligences ?
Qu'est-ce qu'une obligation de moyens pour le préfet en matière de rétention ?
Puis-je être libéré si les autorités consulaires ne répondent pas ?
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement