Cour d'appel, retentions, 13 juin 2026 — n° 26/04595
Synthèse de la décision
Question juridique
L'absence de circonstance nouvelle de fait ou de droit depuis le placement en rétention administrative justifie-t-elle le rejet de l'appel sans audience ?
Principe retenu
En application de l'article L. 743-23 alinéa 2 du CESEDA, le premier président ou son délégué peut rejeter la déclaration d'appel sans audience lorsqu'aucune circonstance nouvelle de fait ou de droit n'est intervenue depuis le placement en rétention et que les éléments invoqués ne permettent pas de justifier qu'il soit mis fin à la rétention.
Faits clés
- M. [V] [M], ressortissant algérien, a été placé en rétention administrative le 13 mai 2026.
- Le préfet de l'Isère a saisi les autorités consulaires algériennes dès le 29 avril 2026 pour obtenir un laissez-passer.
- Plusieurs relances ont été adressées au consulat, la dernière le 8 juin 2026.
- L'appelant n'a invoqué aucun moyen relatif à une carence de l'administration dans les diligences.
- Le moyen de défaut de diligences a été soulevé pour la première fois en appel.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une circonstance nouvelle de fait ou de droit ?
Pourquoi mon appel a-t-il été rejeté sans audience ?
Que dois-je faire pour contester le manque de diligences de la préfecture ?
Puis-je faire appel d'une ordonnance de prolongation de rétention ?
Quels sont les recours possibles après un rejet d'appel sans audience ?
La préfecture doit-elle obtenir un laissez-passer consulaire rapidement ?
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