Cour d'appel, chambre 1-1, 23 juin 2026 — n° 21/17599
Synthèse de la décision
Question juridique
La résolution de la vente d'un véhicule neuf pour vices cachés est-elle justifiée en raison de dysfonctionnements multiples et de l'absence de réparation efficace ?
Principe retenu
Le vendeur professionnel est tenu de délivrer un bien conforme et exempt de vices cachés. En cas de défauts rendant le bien impropre à l'usage ou diminuant tellement son usage que l'acheteur ne l'aurait pas acquis ou n'en aurait donné qu'un moindre prix, l'acheteur peut demander la résolution de la vente. Le vendeur professionnel est présumé connaître les vices et doit réparer l'intégralité du préjudice.
Faits clés
- Acquisition d'un véhicule neuf Aixam Cross Minauto GT le 22 février 2016 au prix de 12 500 euros
- Dysfonctionnements survenus dès mai 2016 : alimentation essence, faisceaux électriques, carrosserie, moteur, système de refroidissement
- Plusieurs interventions de réparation, dont un remplacement du moteur le 2 novembre 2016
- Rapport d'expertise non déposé en l'état faute de consignation complémentaire
- Assignation en résolution de la vente le 23 septembre 2019
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un vice caché dans le cadre de la vente d'un véhicule neuf ?
Puis-je demander la résolution de la vente si mon véhicule neuf a des problèmes récurrents malgré les réparations ?
Le vendeur professionnel doit-il rembourser intégralement le prix en cas de vices cachés ?
Quels sont les recours si le vendeur refuse de reprendre le véhicule défectueux ?
Puis-je obtenir des dommages-intérêts pour le trouble de jouissance causé par un véhicule défectueux ?
Quels sont les délais pour agir en garantie des vices cachés ?
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