Cour d'appel, chambre des étrangers, 3 juillet 2026 — n° 26/00164
Synthèse de la décision
Question juridique
L'appel contre une ordonnance rejetant la mainlevée de la rétention administrative est-il fondé en l'absence de circonstance nouvelle de fait ou de droit depuis le placement en rétention ?
Principe retenu
En application de l'article L. 743-23 du CESEDA, le premier président de la cour d'appel ou son délégué peut rejeter la déclaration d'appel sans convocation préalable s'il apparaît qu'aucune circonstance nouvelle de fait ou de droit n'est intervenue depuis le placement en rétention administrative ou son renouvellement, ou que les éléments fournis ne permettent manifestement pas de justifier qu'il soit mis fin à la rétention.
Faits clés
- M. [D] [A], de nationalité comorienne, né le 3 juillet 2007, fait l'objet d'une OQTF
- Il a été placé en rétention administrative
- Le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Mamoudzou a rejeté la demande de mainlevée le 2 juillet 2026
- L'appel a été interjeté le 3 juillet 2026
- Les moyens soulevés en appel (défaut de motivation de l'arrêté de placement et garanties de représentation) avaient déjà été présentés devant le premier juge
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Puis-je faire appel d'une décision de maintien en rétention administrative ?
Qu'est-ce qu'une circonstance nouvelle de fait ou de droit ?
Le juge peut-il rejeter mon appel sans m'entendre ?
Quels moyens puis-je invoquer pour obtenir la mainlevée de la rétention ?
Quels sont les délais pour faire appel d'une ordonnance de rétention ?
Que se passe-t-il si je ne présente pas de faits nouveaux en appel ?
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement