Cour d'appel, retentions, 6 juillet 2026 — n° 26/05308
Synthèse de la décision
Question juridique
Les conditions d'une troisième prolongation exceptionnelle de la rétention administrative sont-elles réunies en l'absence de réponse des autorités consulaires marocaines aux demandes de laissez-passer ?
Principe retenu
L'administration n'est tenue que d'une obligation de moyens pour obtenir un laissez-passer consulaire, et l'absence de réponse des autorités consulaires ne suffit pas à établir l'absence de perspective raisonnable d'éloignement, tant que le délai maximal de rétention de 18 mois n'est pas expiré et que les relations consulaires ne sont pas rompues.
Faits clés
- M. [E] [M], ressortissant marocain, placé en rétention administrative depuis le 5 mai 2026
- Deux prolongations de rétention déjà ordonnées (26 et 30 jours)
- Le préfet sollicite une troisième prolongation exceptionnelle de 30 jours
- Les autorités consulaires marocaines n'ont pas répondu aux demandes de laissez-passer malgré une relance le 29 juin 2026
- M. [M] conteste l'absence de perspectives d'éloignement et l'insuffisance des diligences
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Puis-je être maintenu en rétention si mon pays ne répond pas aux demandes de laissez-passer ?
Quelles sont les conditions pour une troisième prolongation de rétention ?
L'administration doit-elle obtenir un laissez-passer pour me retenir plus de 90 jours ?
Que faire si les autorités consulaires ne délivrent pas de document de voyage ?
Combien de temps maximum peut-on être retenu en centre de rétention ?
Qu'est-ce qu'une perspective raisonnable d'éloignement ?
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