Cour d'appel, etrangers, 5 juillet 2026 — n° 26/01023
Synthèse de la décision
Question juridique
La deuxième prolongation de la rétention administrative d'un étranger est-elle légale en l'absence de preuve d'une impossibilité d'exécuter la mesure d'éloignement ?
Principe retenu
La deuxième prolongation de la rétention administrative au-delà de trente jours n'est possible que dans les cas prévus à l'article L.742-4 du CESEDA, notamment en cas d'urgence absolue, de menace pour l'ordre public, ou d'impossibilité d'exécuter la mesure d'éloignement. En l'espèce, l'autorité administrative n'a pas démontré l'impossibilité d'exécution, la prolongation est donc irrégulière.
Faits clés
- M. [H] [L] alias [F] [P], ressortissant algérien, a été placé en rétention administrative le 6 juin 2026 après sa sortie de prison.
- Une première prolongation de 26 jours a été ordonnée le 10 juin 2026 et confirmée en appel le 12 juin 2026.
- Le 4 juillet 2026, le juge a ordonné une deuxième prolongation de 30 jours.
- L'appelant a contesté cette deuxième prolongation pour insuffisance de critères.
- L'autorité administrative n'a pas apporté la preuve de l'impossibilité d'exécuter la mesure d'éloignement.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour une deuxième prolongation de la rétention administrative ?
Que faire si l'administration ne prouve pas l'impossibilité d'éloignement ?
Quel est le délai pour faire appel d'une ordonnance de prolongation de rétention ?
Puis-je être libéré si la prolongation de rétention est irrégulière ?
Qu'est-ce que l'article L.742-4 du CESEDA ?
Quels sont les recours possibles contre une décision de prolongation de rétention ?
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