Cour d'appel, chambre 6 (etrangers), 4 juillet 2026 — n° 26/02422
Synthèse de la décision
Question juridique
L'appel du procureur de la République contre une ordonnance de remise en liberté d'un étranger retenu doit-il être déclaré suspensif en raison d'une menace grave pour l'ordre public ?
Principe retenu
En application de l'article L. 743-22 du CESEDA, le ministère public peut demander au premier président de la cour d'appel de déclarer son recours suspensif lorsqu'il apparaît que l'intéressé ne dispose pas de garanties de représentation effectives ou en cas de menace grave pour l'ordre public. En l'espèce, la menace grave pour l'ordre public est caractérisée par l'adhésion de l'étranger à un islam rigoriste et la perte de son statut de réfugié pour menace grave à la sûreté de l'État.
Faits clés
- M. [G] [Z], ressortissant irakien, a fait l'objet d'un arrêté ministériel d'expulsion le 2 avril 2026
- Il a été placé en rétention administrative le 5 mai 2026
- Le juge des libertés et de la détention a ordonné sa remise en liberté le 4 juillet 2026
- Le procureur de la République a interjeté appel le 4 juillet 2026 et demandé le caractère suspensif
- M. [Z] a adhéré à un islam rigoriste et son statut de réfugié a été retiré pour menace grave à la sûreté de l'État
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un appel suspensif en matière de rétention administrative ?
Quelles sont les conditions pour qu'un appel soit déclaré suspensif ?
En quoi consistait la menace grave pour l'ordre public dans cette affaire ?
Quel est le délai pour former un appel suspensif ?
Que se passe-t-il après que l'appel est déclaré suspensif ?
Quels sont les droits de l'étranger pendant la période suspensive ?
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