Cour d'appel, c.e.s.e.d.a., 3 juillet 2026 — n° 26/00121
Synthèse de la décision
Question juridique
La prolongation de la rétention administrative d'un étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français est-elle justifiée en l'absence de perspectives d'éloignement à bref délai ?
Principe retenu
La prolongation de la rétention administrative est possible si l'administration justifie de diligences suffisantes pour organiser l'éloignement. En l'espèce, les démarches auprès des autorités consulaires marocaines et algériennes constituent des diligences suffisantes, même en l'absence de délivrance de laissez-passer à bref délai.
Faits clés
- Monsieur [U] [J], de nationalité marocaine, a fait l'objet d'une OQTF sans délai avec interdiction de retour de 3 ans le 27 avril 2026.
- Il a été condamné à 10 mois d'emprisonnement pour vol aggravé et infractions à la législation sur les stupéfiants en récidive, avec interdiction du territoire français de 3 ans.
- Libéré le 2 mai 2026, il a été placé en rétention administrative.
- Deux précédentes prolongations de rétention ont été ordonnées (26 jours puis 30 jours).
- Le préfet a saisi les consulats du Maroc et d'Algérie pour identification et délivrance de laissez-passer.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour prolonger la rétention administrative ?
Un étranger peut-il être maintenu en rétention au-delà de 90 jours ?
Que faire si le consulat ne répond pas pour le laissez-passer ?
Puis-je contester une ordonnance de prolongation de rétention ?
Quels sont les délais de rétention administrative maximum ?
Un étranger condamné pénalement peut-il être retenu plus longtemps ?
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