Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 6 juillet 2026 — n° 26/03807
Synthèse de la décision
Question juridique
L'appel contre une ordonnance de prolongation de rétention administrative est-il manifestement irrecevable en l'absence de circonstance nouvelle de fait ou de droit depuis le placement en rétention ?
Principe retenu
En application de l'article L. 743-23 du CESEDA, le premier président peut rejeter la déclaration d'appel sans convocation préalable des parties s'il apparaît qu'aucune circonstance nouvelle de fait ou de droit n'est intervenue depuis le placement en rétention administrative ou son renouvellement, ou que les éléments fournis ne permettent manifestement pas de justifier qu'il soit mis fin à la rétention.
Faits clés
- M. [M] [V] [N], ressortissant algérien, a été placé en rétention administrative.
- Une ordonnance du 3 juillet 2026 a prolongé son maintien en rétention pour 26 jours.
- Il a interjeté appel le 4 juillet 2026, invoquant l'absence de perspective d'éloignement et l'absence de laissez-passer consulaire.
- Il avait déjà été placé en rétention en février et mars 2025 pour 60 jours.
- Le premier juge avait déjà répondu au moyen relatif aux perspectives d'éloignement.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Pourquoi mon appel a-t-il été rejeté sans audience ?
Qu'est-ce qu'une circonstance nouvelle dans le cadre d'une rétention administrative ?
L'absence de perspective d'éloignement peut-elle justifier la fin de la rétention ?
Puis-je faire un pourvoi en cassation contre cette ordonnance ?
Quels sont les articles de loi applicables à cette décision ?
Que dois-je faire si je pense que ma rétention est illégale ?
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