Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 3 juillet 2026 — n° 26/03783
Synthèse de la décision
Question juridique
Le délai entre la fin de la garde à vue et le placement en rétention administrative est-il justifié par des éléments probants permettant un contrôle effectif de la chaîne privative de liberté ?
Principe retenu
Le juge judiciaire, gardien de la liberté individuelle, doit pouvoir contrôler la légalité de la totalité de la privation de liberté et le respect continu des droits de la personne retenue. À défaut d'éléments probants expliquant le délai entre la fin de la garde à vue et le placement en rétention, la procédure est irrégulière.
Faits clés
- M. [O] [I], ressortissant gambien, a fait l'objet d'une OQTF le 26 juin 2026
- La garde à vue a pris fin le 25 juin 2026 à 17h50
- Il est arrivé au centre de rétention le 26 juin 2026 à 23h25
- Le seul document produit est une fiche de pointage détaillée de la préfecture, sans identité ni fonction du rédacteur
- La fiche de pointage a été jugée dénuée de valeur probante
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quel est le délai maximum entre la garde à vue et le placement en rétention administrative ?
Quels documents l'administration doit-elle fournir pour prouver la chaîne privative de liberté ?
Que faire si l'administration ne justifie pas le délai entre la garde à vue et la rétention ?
Puis-je obtenir la mainlevée de ma rétention si le délai n'est pas justifié ?
Qu'est-ce qu'une fiche de pointage détaillée et a-t-elle une valeur probante ?
Quels sont les droits d'un étranger retenu en centre de rétention ?
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