Cour d'appel, rétention_recoursjld, 6 juillet 2026 — n° 26/00684
Synthèse de la décision
Question juridique
La troisième prolongation exceptionnelle de la rétention administrative d'un étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français est-elle légale en l'absence de perspectives d'éloignement et de diligences suffisantes de l'administration ?
Principe retenu
La troisième prolongation exceptionnelle de la rétention administrative, prévue à l'article L.742-4 du CESEDA, est subordonnée à des circonstances particulières et à des diligences de l'administration. En l'espèce, l'administration a justifié de diligences suffisantes et de perspectives d'éloignement, et l'absence de salle d'audience spécialement aménagée ne constitue pas une violation des droits.
Faits clés
- M. [T] [V], ressortissant algérien, a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 11 octobre 2023.
- Il a été placé en rétention administrative le 5 mai 2026.
- Deux prolongations de la rétention ont déjà été ordonnées les 9 mai et 3 juin 2026.
- Le préfet de l'Aude a sollicité une troisième prolongation exceptionnelle le 2 juillet 2026.
- L'administration a justifié de démarches auprès des autorités consulaires algériennes et de l'identification d'un vol.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour une troisième prolongation exceptionnelle de la rétention administrative ?
L'absence de salle d'audience spécialement aménagée peut-elle entraîner l'annulation de la prolongation ?
Quels sont les recours possibles contre une ordonnance de troisième prolongation ?
L'administration doit-elle prouver qu'elle a fait des démarches pour éloigner l'étranger ?
Quelle est la durée maximale de la rétention administrative ?
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