Cour d'appel, rétention_recoursjld, 6 juillet 2026 — n° 26/00683
Synthèse de la décision
Question juridique
La seconde prolongation exceptionnelle de la rétention administrative d'un étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français est-elle légale en l'absence de perspectives raisonnables d'éloignement et de garanties de représentation suffisantes ?
Principe retenu
La seconde prolongation exceptionnelle de la rétention administrative, prévue à l'article L.742-4 du CESEDA, est subordonnée à l'existence de perspectives raisonnables d'éloignement et de garanties de représentation effectives. En l'espèce, l'administration a démontré des diligences suffisantes pour obtenir un laissez-passer consulaire, et l'absence de garanties de représentation (notamment l'absence de passeport et de domicile stable) justifie la prolongation.
Faits clés
- M. [J] [V], ressortissant marocain, a fait l'objet d'une OQTF sans délai avec interdiction de retour de 10 ans le 2 juin 2026.
- Il a été placé en rétention administrative le 4 juin 2026.
- Une première prolongation de 26 jours a été ordonnée le 8 juin 2026, confirmée en appel.
- Le 2 juillet 2026, le préfet a sollicité une seconde prolongation exceptionnelle de 30 jours.
- Le juge a accordé cette seconde prolongation le 3 juillet 2026.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour obtenir une seconde prolongation exceptionnelle de la rétention administrative ?
Comment contester une ordonnance de prolongation de rétention ?
Qu'est-ce qu'une perspective raisonnable d'éloignement ?
L'absence de passeport justifie-t-elle une prolongation de rétention ?
Quel est le délai maximum de rétention administrative ?
Puis-je être libéré si je fournis un domicile et un passeport ?
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