Cour d'appel, chambre etrangers/hsc, 4 juillet 2026 — n° 26/00415
Synthèse de la décision
Question juridique
La prolongation de la rétention administrative d'un étranger en situation irrégulière est-elle justifiée malgré l'absence de laissez-passer consulaire délivré par son pays d'origine ?
Principe retenu
L'autorité préfectorale est tenue à une obligation de moyens pour obtenir un laissez-passer consulaire, mais ne peut être tenue responsable des délais de réponse des autorités étrangères souveraines. La prolongation de la rétention est justifiée dès lors que des démarches ont été effectuées et qu'un vol est programmé.
Faits clés
- M. [O] [C] [F], ressortissant gabonais né le 2 février 2007, est en situation irrégulière en France.
- Il a fait l'objet d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français le 27 octobre 2025.
- Il a été placé en rétention administrative le 1er juin 2026 après une garde à vue pour conduite sans permis.
- Une première prolongation de 26 jours a été ordonnée le 6 juin 2026.
- Le Gabon n'a pas reconnu l'intéressé comme ressortissant et l'Italie a refusé sa réadmission.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Peut-on prolonger la rétention administrative si le pays d'origine ne délivre pas de laissez-passer ?
Quels sont les délais pour une rétention administrative ?
Que faire si mon pays ne me reconnaît pas comme ressortissant ?
Le préfet doit-il faire des démarches pour obtenir un laissez-passer consulaire ?
Puis-je contester une prolongation de rétention ?
Un mineur peut-il être placé en rétention administrative ?
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